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Attention spoilers (sur la série et les films !)

Désormais, et depuis belle lurette, devenu culte, qui ne connaît pas Carrie Bradshaw, le personnage culte campé par Sarah Jessica Parker ? Si Sex and the City est depuis longtemps rangé au panthéon des séries cultes, qu’en est-il de ses adaptations au grand écran ? En effet, je vous avoue n’avoir vu la série que très tardivement, soit, en toute franchise, onze ans après son dénouement – on dira qu’il n’est jamais trop tard ! Sans surprise, je suis très vite tombé amoureux du show, sachant mêler avec beaucoup de justesse l’humour déridant et le côté plus profond de la série, qui met notamment en exergue l’aspect social de la femme américaine, new-yorkaise de manière toujours prêteuse à rire, mais aussi avec un ton plus froid de temps à autre.

Après avoir visionné la série dans son intégralité, c’est naturellement que j’ai regardé les deux films portés au cinéma, découlant de la série culte. Et de nouveau sans surprise, j’ai été déçu… Je m’explique !

Critique de Sex and the City, le film

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Synopsis :

Quatre ans ont passé... Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda vivent toujours à New York et sont restées d'inséparables amies. Même si leurs folles années sont derrière elles, les quatre copines de "Sex & the City" continuent de parler haut et fort de ce qui les tracasse : les relations amoureuses. Carrière, amour, réussite, maternité, sexe ou encore engagement... toutes ont vécu une évolution capitale. Carrie vit enfin sa love story aux côtés de Mr Big, Charlotte élève sa fille avec son cher Harry, Miranda jongle entre Brady, Steve et sa carrière. Quant à Samantha, elle est toujours en couple avec le beau Smith. Mais, à New York, c'est toujours lorsque tout va bien qu'un orage éclate...

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Printemps 2008, sort au cinéma la première adaptation cinématographique de Sex and the City, une comédie superflue, s’appréciant globalement sur la célébration qu’elle manifeste vis-à-vis de sa série de référence.

Tout d’abord, on relève très vite le côté très girly, rose à outrance et bling-bling du film – on croirait que Barbie en personne y était directrice photo ! Mais, en l’occurrence, cet aspect clinquant colle bien au côté cérémonial du métrage. Après la série, on se réjouit de suite de retrouver Carrie (Sarah Jessica Parker), Miranda (Cynthia Nixon), Charlotte (Kristin Davis) et l’hilarante Samantha (Kim Cattrall) dans un film à l’histoire, qu’on le dise de suite, pas très folichonne ! Sex and the City, le film tape dans le prévisible et le superflu, tête baissée, et sans peur, mais arrive tout de même à fonctionner par la très grande sympathie qu’inspirent ses personnages. On retrouve donc et bien sûr, les quatre actrices irrésistibles de la série, archi-lookées à en frôler le défilé de mode ambulant, que nous suivons sur un an. Chacune d’entre elles est toujours pareille à elle-même, bien qu’elles soient mises en scènes dans des intrigues peu originales et recherchées – on est loin des thèmes abordés dans certaines parties de la série (le cancer de Samantha, par exemple). À vrai dire, seuls les rebondissements douloureux des couples de Carrie et Miranda constituent considérablement le scénario du film. Charlotte et Samantha elles, sont davantage présentes pour assurer les gags (la scène où Charlotte a la diarrhée, la séquence des sushis avec Samantha, etc) ; mais Miranda et son délicieux sarcasme font également des heureux ! Le film sait quand même nous offrir quelques moments forts, avec notamment l’accouchement de Charlotte, l’humiliation de Carrie lors de son mariage avec Big (Chris Noth). Malheureusement, le plus gros défaut du film reste sa superficialité, qui discrédite presque la pertinence de la série. On relève également que certains éléments du film sont réellement sous-exploités, la palme revenant à la romance suggérée entre Anthony (Mario Cantone) et Stanford (Willie Garson), qui se détestaient dans la série. Hélas, le film ne fait qu’esquisser cette sous-intrigue, qui aurait pourtant pu, apporter une plus grosse consistance au film (qui en effet, en a peu tel qu’il est) : dommage ! Sex and the City, le film amène aussi un nouveau personnage, celui de Louise, joué par Jennifer Hudson, qui est très sympathique, elle qui incarne l’assistante de Bradshaw, mordue d’amour.

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S’étalant en tout sur plus de deux heures, le film arrive tout de même à éviter les grosses longueurs ; et on peut dire que Sex and the City, le film a hélas beaucoup à envier à sa série de référence, sans pour autant être raté, loin de là. Cette adaptation reste tout à fait appréciable si elle est abordée de manière festive, en guise de célébration de la série !

Critique de Sex and the City 2

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Synopsis :

Que passe-t-il après avoir dit « Oui » ? La vie est telle que ces dames l’ont toujours rêvée, mais ce ne serait pas “Sex and the City” si elle ne leur réservait pas quelques surprises… cette fois, sous la forme d’une aventure glamour, baignée de soleil, les entraînant loin de New York dans l’un des endroits les plus luxuriants, exotiques et vivifiants de la planète ; là où les fêtes ne s'arrêtent jamais et où le mystère est omniprésent. C’est une escapade qui arrive à point nommé pour les quatre amies, qui se retrouvent dans – et s’insurgent contre – leur rôles traditionnels d’épouse et de mère.

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«Un seul film aurait suffit !». C’est la première chose qui me vient à l’esprit en pensant à cette suite. Si la première adaptation cinématographique était superficielle et bling-bling – tout en gardant une dimension vraiment appréciable ! -, ce second long-métrage bat des records ! Si les actrices sont toujours aussi charmantes, elles ne sont finalement ici, que quatre marionnettes tentant de vendre un film insignifiant et ridicule. Tout d’abord, c’est foutrement long (2h20 en tout) ! Et même si on ne sent pas trop les deux heures passer, on trouve plutôt futile la longue durée du film. Sex and the City 2 s’ouvre sur le mariage d’Anthony et Stanford – peut-être, l’une des seules bonnes idées du film -, dont la romance était discrètement mentionnée dans le premier film, une union qui invite carrément la légendaire Liza Minnelli à chanter du Beyoncé. Les vingt premières minutes du film s’apprécient sans trop de caprices, en revanche, la suite tombe très vite dans le fadasse, certains dialogues sont d’ailleurs vides au point de frôler le risible. On tente tantôt de récupérer l’intérêt du spectateur en appelant Penélope Cruz pour jouer trois répliques - «Quelle arnaque ! Pourquoi a-t-elle accepté le rôle ?», ou Miley Cyrus pour faire un caméo.

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L’idée d’emmener les quatre new-yorkaises caractérielles au Moyen-Orient devient vite grinçante quand on saisit le ton du film, qui s’avère vite stéréotypé jusqu’à l’excellence en la matière ! On ne s’étonne pas du tout devant les clichés sur l’islam, qui sont navrants ; notons que le film arrive quand même à dissimuler des vêtements de créateurs sous des burqas ! ! ! Bien sûr, on fait une nouvelle fois, passer la religion mentionnée pour une pratique extrémiste et radicale en tous points - «Et la nuance dans tout ça ?». Finalement qu’est-ce qui sauve le film ? Les crises de nerfs de Samantha qui sont à pleurer de rire, on note que la mention de la ménopause chez le personnage donne de très bons résultats comiques. Sarah Jessica Parker et Kristin Davis font du Carrie et du Charlotte, elles sont là où on les attend. En revanche, qu’est-il arrivé à Miranda ? Où est passé son sarcasme ? Elle qui était ma girl préférée de la série est quasiment méconnaissable, et on ne reconnaît clairement la personnalité du personnage que sur quelques maigres répliques, pour ce qui est du reste : on regrette la Miranda de la série !

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On peut finalement dire que Sex and the City 2 est presqu’une caricature involontaire de sa franchise, aussi bien pour ce qui est des dialogues, que de l’apport de la mode. Et le fait que Carrie croise son ex, Aidan (John Corbett), en pleine escapade ne donne pas plus d’intérêt au tout. Cela dit, j’ai quand même davantage apprécié le film au second visionnage. Mais à choisir, n’opter pas pour ce deuxième film, et référez-vous, pourquoi pas, à la première adaptation sur grand écran, mais surtout à la série, qui est superbe !

 

 

 

 

 

Lewis