C'était le 27 Mai dernier que la diva sortait son 14ème album, au titre kitsch et à la pochette critiquée pour abus de Photoshop... Un disque qui fut reporté maintes fois, et en préparation depuis déjà quelques années.

Malheureusement le disque était voué à l'échec, et ce même avant qu'il sorte, à la suite des trop nombreux reports de l'opus. L'idéal aurait été qu'il sorte en mai 2013, au moment du succès de #Beautiful, et de la forte exposition médiatique de Carey avec sa participation dans American Idol en tant que juré.

Le single #Beautiful avait bénéficié d'une bonne promotion, notons-le.

C'est alors un an plus tard, et des kilos en trop sur le corps de la diva (c'est la reine du yoyo !) que l'album sort, enfin !

Même si ce dernier est de toute façon condamné au flop, il n'en reste pas moins, un bon, voire un très bon disque. Peut-être même le meilleur que Mariah Carey ait fait depuis quelques années.

Le disque s'ouvre sur la ballade Cry., un morceau typiquement careyen qui s'avère être un des meilleurs de l'album, sa voix y est claire et dégage beaucoup d'émotion. S'enchaîne ensuite le titre Faded, un titre beaucoup plus urbain, et qui sonne très R&B, qui rappelle d'ailleurs Memoirs of an Imperfect Angel, autre disque de la chanteuse. Pour rester dans le ton urbain, on poursuit avec Dedicated où figure le rappeur Nas, une chanson très fun, et un peu folle où Mariah et Nas semblent s'éclater, on les entend même se poiler à la fin du titre.

Nous retrouvons ensuite l'ensoleillé #Beautiful, fameux succès de l'an dernier, en duo avec un inconnu des Français : Miguel. Même un an après, le morceau fait encore son effet, et reste très frais et apaisant, il nous rend presque nostalgique du mois de mai de 2013...! Succède à #Beautiful, le très bling-bling, Thirsty, un titre un peu caricatural quand on connaît les manières ridicules de la diva ces dernières années. En écoutant le morceau, on l'imagine presque se pavaner et se tripoter les cheveux en disant : « Dahhhling ! », comme elle sait si bien le faire... Bref, le niveau remonte avec la chanson suivante : Make it look good. D'ailleurs une des meilleures de l'album, rythmée par un Stevie Wonder jouant de l'harmonica, un morceau  frais et dansant, disons-le, un single potentiel !

Nous poursuivons avec You're Mine (Eternal), qui fut un des singles de l'album, mais aussi un des plus gros flops de la carrière de la chanteuse ! La chanson, en plus d'être sous-estimée, est très mal transposée en images, le clip étant très pauvre... Dommage pour cette ballade, qui est plutôt jolie, bien que trop simple !

C'est ensuite au tour de You Don't Know What to Do de faire son entrée, un morceau qui sonne très funk, avec le rappeur Wale en featuring, et qui est lui aussi un des meilleurs titres de l'album, dernier single en date d'ailleurs, mais qui passera malheureusement inaperçu à cause de la promotion chaotique de l'album. Vraiment dommage...!

Puis arrive à nos oreilles Supernatural, chanson qu'elle interprète avec ses deux enfants. Le titre est peut-être un des meilleurs du disque, vocalement parlant, bien qu'un peu trop " mignon ", il aurait davantage eu sa place sur la bande originale d'un film Disney. S'ensuit alors, Meteorite, un morceau assez étonnant pour du Mariah Carey, en terme de sonorités une prise de risque qui fonctionne, et qui nous délivre une chanson planante ! Le titre qui suit constitue lui un retour aux sources de la discographie de Mariah Carey ; en effet Camouflage sonne, très, Carey ! On retrouve une ballade douce, mettant en valeur sa voix, et de nouveau influencée par le gospel. Une chanson qui n'a rien de transcendant et d'innovant mais qui est très agréable !

    

Après cette belle ballade, nous retournons à un son urbain, avec le titre Money, où le rappeur méconnu Fabolous est en featuring, une des perles de l'album, un morceau assez addictif et très entraînant, un son plutôt neuf pour Mariah !

Carey reprend par la suite un classique de George Michael : One More Try. Bonne initiative, certes, mais sa voix qui s'est abîmée avec les années est trop faible sur cette chanson. Elle aurait dû faire cette reprise quand sa voix était encore au top, car là, en 2014, sa voix sonne trop " nasalisée ". Dommage !

Mais, même si sa voix n'est plus à son apogée, elle arrive, tant bien que mal, à porter un morceau magique comme Heavenly (No Ways Tired / Can't Give Up Now), une nouvelle fois influencé par le gospel. Etant probablement le meilleur titre du disque, et le plus abouti, la chanson se clotûre dans un élan de gospel pur, et par un aigu dont seul Mariah Carey a le secret. Un morceau parfait pour terminer l'écoute de l'album en beauté !

Sur l'édition deluxe de l'abum, non commercialisée en France hélas, on revisite des titres de l'album Memoirs of an Imperfect Angel, et ce en duo. On retrouve donc It's A Wrap, mais, cette fois, avec Mary J.Blige, version très réussie d'ailleurs ! Mais également Betcha Gon' Know, cette fois-ci avec R.Kelly, mais cette nouvelle version s'avère décevante et ne convainc pas.

Pour finir, le single The Art of Letting Go apparaît sur cette édition deluxe, une façon d'apprécier cette chanson, trop souvent sous-estimée.

En conclusion, je recommande vivement cet album, injustement voué au flop !

Et à vos oreilles !

Lewis